Formation des témoins et des observateurs des élections pour un processus électoral libre, transparent et crédible

Juillet 14 Vendredi

Date/Heure

14-15 Juillet 2017

Lieu

Mbanza-Ngungu

Type

Séminaire

Ce séminaire a été organisé en coopération avec le parti politique CDC et avait comme groupe-cible, aussi bien des représentants des partis locaux – de la majorité gouvernementale et de l’opposition - que ceux de la société civile de Mbanza-Ngungu.

Le séminaire a été ouvert avec un exposé du Prof. Mabiala, qui a fait un panorama historique des élections qui ont eu lieu, durant la période allant de 1957 à 2013, en République Démocratique du Congo. Il s’agissait, entre autres, de souligner les défis nés dans chaque contexte historique, par exemple, les actes de violence, le boycott des élections par certains partis de l’opposition, les accusations diverses de manipulation, la limitation de la liberté de la presse et de réunion, etc. Le professeur a résumé la situation politique actuelle de la manière suivante: aujourd’hui, 547 partis politiques sont officiellement enregistrés, dont certains coopèrent sous forme des regroupements politiques. Les élections prévues pour 2016 n’ont pas eu lieu et le processus d’enrôlement des électeurs n’est pas encore terminé. Le calendrier électoral constitue encore une pomme de discorde entre la CENI et les acteurs politiques. Cette affirmation a été appuyée par le Chef d’antenne de la CENI, présent dans la salle. En effet, ce dernier a souligné le fait que, outre les défis organisationnels et logistiques, la situation sécuritaire instable dans certaines parties du pays (par exemple au Kasaï) constitue une entrave à l’enrôlement des électeurs. Malgré les contraintes concernant la tenue sans frottement des élections et compte tenu de l’importance du rôle des témoins, choisis par les partis politiques, et des observateurs mandatés par les organisations de la société civile en vue de la surveillance du processus électoral, les intervenants ont abordé le thème central du séminaire relatif à la formation des témoins et des observateurs pour un processus électoral, libre, transparent et crédible. Peut être témoin d’un parti politique, tout Congolais remplissant la condition d’électeur, enrôlé officiellement et qui est membre d’un parti politique et a été désigné à cet effet par son parti. Son rôle essentiel consiste à surveiller l’opération de vote, le décompte des voix et à signaler les irrégularités à la hiérarchie de son parti. Il adopte un rôle d’observateur passif, c’est-à-dire, il ne doit pas interférer de façon active dans ce qui se passe dans le bureau de vote. Pour l’instauration d’un processus démocratique, le témoin et l’observateur ont un rôle essentiel à jouer. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire qu’ils puissent remplir leurs tâches de façon professionnelle. Car ils contribuent ainsi à ce que les partis politiques, dans le cas idéal, reconnaissent les résultats des élections, parce qu’elles se sont déroulées dans la transparence et dans la crédibilité et qu’ils sont par conséquent convaincus du bon déroulement des élections. Ce premier jour de séminaire a été clôturé par un exposé sur la signification des médias dans la campagne électorale qui, - comme les témoins et les observateurs - doivent assumer une fonction critique de surveillance dans le processus électoral. Le deuxième jour, les participants ont approfondi la connaissance théorique acquise le premier en travaillant dans deux groupes. Ils ont, entre autre, discuté des tâches concrètes liées aux rôles de témoin et d’observateur. Au centre de la discussion, des questions ont été soulevées concernant la praxis quotidienne de surveillance par le témoin et l’observateur, leurs tâches et les défis liés à leurs rôles respectifs. Un fait est certain: ce séminaire de deux jours a outillé les délégués des partis politiques de la majorité gouvernementale et de l’opposition d’une connaissance précieuse, leur permettant d’assumer valablement leur mission de surveillance électorale. De plus, on a observé, pendant les temps de pause, l’émergence des conversations productives entre représentants de divers partis politiques, provenant des milieux politiques opposés, ce qui a joué certainement un effet de rapprochement et qui pourrait aussi contribuer à la construction d’une culture politique apaisée dans le pays: combattant ainsi les préjugés des uns vis-à-vis des autres et faisant la promotion du dialogue entre partis politiques.

Interlocuteur

Gregor Jaecke

Représentant Résident

Gregor Jaecke
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