Formation des femmes dans le domaine communication politique

Septembre 14 Jeudi

Date/Heure

14-15 Septembre 2017

Lieu

Kinshasa

Type

Séminaire

Cette activité s’adressait aux femmes politiques congolaises et concernait «le renforcement des femmes dans le domaine de la communication politique».

Le CFPLA («Cartel des Femmes Politiques Leaders Actives»), organisation partenaire, est un réseau de femmes, qui comprend des déléguées de 14 partis politiques congolais différents, provenant aussi bien du camp de la majorité que de l’opposition. Le point central de cet atelier de deux jours consistait à fournir au groupe-cible des techniques de communication politique (entre autres, comment utiliser les médias classiques et sociaux). Grâce à ce séminaire, les participantes devaient être capables de participer publiquement, de manière plus forte et plus effective que jusqu’à présent, à la discussion politique. Ceci est absolument très important. Car les femmes sont vraiment sous-représentées concernant leur participation à la vie sociale et politique en République Démocratique du Congo, bien que plus 52 % de la population congolaise soit composé de femmes.

Le premier exposé était relatif aux fondements de la communication politique: comment définit-on exactement ce concept ? Quelles formes existe-t-il ? Et quels sont les objectifs des mesures de communication politique ? Il a été démontré que la communication politique désigne essentiellement toutes les formes de communication des acteurs politiques en vue de réaliser des objectifs spécifiques. Tant il est vrai que c’est seulement lorsque l’on est à mesure de s’exprimer de manière claire, structurée et compréhensible, que le message politique, que l’on diffuse, trouve une oreille attentive dans le public. D’une part, le public sera informé grâce à une communication effective sur les objectifs et les mesures d’un parti politique déterminé ou d’un acteur politique précis. D’autre part, la réaction de l’opinion publique sera reflétée à l’émetteur. Ce dernier peut réagir à cela en conséquence. La communication politique ne représente donc pas une voie à sens unique mais elle fonctionne beaucoup plus comme une planche de liaison entre la politique et le public, particulièrement – dans le contexte des partis politiques - comme un pont entre le parti et l’électorat. La communication politique se réalise souvent à travers les médias, et en République Démocratique du Congo, avant tout, à travers des émetteurs des radios locales.

A la fin de cet exposé, les participants sont allés dans différents groupes de travail afin de répondre à la question de savoir pourquoi les femmes sont-elles sous-représentées dans la politique congolaise. Comme problème central, il y a l’accès insuffisant des femmes à la formation en général (et aussi naturellement et spécialement à la formation politique) et l’opinion largement répandue dans le pays, que les femmes ne doivent pas agir au même diapason dans la société. Concernant ce dernier point, on avait atteint dans les années passées une certaine amélioration, qui manifeste, sans doute, un changement de mentalité et qui a besoin de temps correspondant. Avec le temps, on ne peut en aucun cas se permettre de constituer une société, qui serait orientée vers le progrès, mais qui renoncerait au grand potentiel des femmes dans divers domaines de la vie professionnelle. Même la Fondation Konrad Adenauer, à travers son travail réalisé depuis de plusieurs années en République Démocratique du Congo, accorde une grande importance au renforcement des femmes. Les participants et le partenaire de coopération ont exprimé leur reconnaissance et une appréciation de haute valeur pour les nombreuses mesures, appuyées par la Fondation dans ce domaine, et ont souligné une fois de plus l’importance des contributions à la formation politique des femmes congolaises.

Le premier jour de séminaire s’est terminé avec des rapports d’expériences de quatre femmes politiques congolaises actives provenant de différents partis politiques qui ont présenté leur parcours politique pierreux et ainsi elles ont été considérées comme des modèles d’inspiration pour les femmes présentes.

Le second jour du séminaire a commencé avec un exposé du Professeur Espérance Bayedila, sur le thème: «Comment les femmes participent-elles activement aux débats politiques?« A ce sujet, l’oratrice a souligné que quatre aspects sont à prendre en compte dans les débats politiques: un bon contenu, une structure et une construction claire du discours, une apparence physique auto-rassurante et une attention aux aspects émotionnels de soi et du groupe-cible. L’orateur doit faire attention à une gestique et à une mimique appropriées. Tout cela constitue des facteurs de succès, permettant de convaincre l’auditoire lors des débats publics. A la fin de cet exposé, il y a eu une discussion vivante entre participantes sur l’application pratique des principes théoriques. Le séminaire a été clôturé par une unité de formation sur le thème: «Communication politique dans les réseaux sociaux», avec comme points centraux le Facebook et le Twitter.

De tout ce qui vient d’être dit ci-haut, on peut retenir, clairement, que la communication politique représente, sans conteste, une partie centrale et élémentaire de la démocratie. Tout celui, comme la Fondation Konrad Adenauer, qui se consacre à la promotion de la démocratie à travers le monde, doit accorder une grande importance à ce thème.

Interlocuteur

Gregor Jaecke

Représentant Résident

Gregor Jaecke
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