Projet Union Européenne "Dialoguer et Participer"

L’interaction institutionnalisée entre acteurs étatiques et non-étatiques en RDC

Disponible aussi en Deutsch

Communiqué de presse

Des acteurs de la Société Civile congolaise et des officiers de la Police nationale formés sur la sécurisation des zones urbaines et rurales

Kinshasa, le 04 juin 2012 - Un séminaire de formation sur la sécurisation des zones urbaines et rurales s’ouvre à partir d’aujourd’hui jusqu’au 9 juin 2012 à Kinshasa, au profit de 30 représentants de la Société Civile et de 11 officiers de la Police nationale congolaise, venus de Kinshasa et de différentes provinces de la République démocratique du Congo. La Fondation Konrad Adenauer dans le cadre du projet « Dialoguer et Participer », assure l'organisation de ce séminaire, en partenariat avec Conseil National des ONG de Développement (CNONGD) et l'appui financier de l'Union européenne.

Le projet « Dialoguer et Participer » œuvre à l’interaction institutionnalisée entre acteurs étatiques et non-étatiques en RDC. Ceci à travers des forums de dialogue visant améliorer la coordination pour une meilleure identification des problèmes de sécurité dans les chefs-lieux de province et l’élaboration des stratégies pour y trouver des solutions. La mise en place de ces stratégies sera approfondie pendant des sessions de dialogue qui se dérouleront au cours des prochains mois à l’intérieur du pays.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en place de la police de proximité en République démocratique du Congo. Elle permet d'améliorer la sécurité publique, des personnes et de leurs biens, d'apporter des réponses sécuritaires au niveau local, notamment par le renforcement du dialogue et de la collaboration entre la population et la Police.

Ce séminaire de formation connaît la participation d’experts issus de la Fondation Konrad Adenauer, du Conseil national des ONG de développement (CNONGD), du Comité de suivi de la réforme de la Police (CSRP), du Réseau réforme du Secteur de la sécurité et justice (RRSSJ), de la mission EUPOL RD Congo et de la Coopération britannique.

Description de projet

L’objectif général du projet est l’amélioration et l’institutionnalisation de la communication et de l’échange d’information entre des acteurs étatiques (AE) et non-étatiques (ANE) au niveau de Kinshasa et dans des chefs-lieux dans les provinces de Bas-Congo, Equateur, Orientale, Nord- et Sud-Kivu. Avec l’établissement des forums de dialogue thématique (participation citoyenne, droits civique et politique, sécurité communautaire) d’un caractère permanent, un instrument pour des consultations et de coordination entre les acteurs étatiques et non-étatiques sera créé. Il s’agit plus précisément d’un instrument qui focalisera pour la durée du projet aux thèmes indiqués mais qui pourra servir plus tard comme forum pour l’interaction et les échanges entre les acteurs différents dans différents contextes. L’installation d’une base de confiance mutuelle qui servira comme point de départ est primordiale. Actuellement, le climat des relations entre les AE et les ANE est dominé par une méfiance profonde malgré le rôle important qui joue la société civile en RDC, non seulement dans l’établissement d’une démocratie, mais également dans le développement du pays. Durant l’époque de conflit et de transition, la société civile a pris en charge beaucoup des tâches dévolues à l’Etat. Beaucoup de personnes aujourd’hui au pouvoir viennent des structures de la société civile et connaissent très bien le rôle qu’ils ont joué pour combler les lacunes des missions d’Etat. Cette cooptation des structures non-étatiques par l’État congolaise contribuait aussi à une fragilisation de la société civile en général et diminuait la fonction de contrôle vis-à-vis le gouvernement. Pour le développement de la République Démocratique du Congo poursuivant les objectifs du Millénaire pour le développement il est pertinent que tous les acteurs – étatiques comme non-étatiques – travaillent ensemble dans un climat de confiance pour le bien du pays ; mais également qu’une équidistance garantit toujours aux Acteurs NonÉtatiques la possibilité de jouer le rôle d’un contrôleur social.