Histoire de la RDC

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Jusqu'à l'indépendance, le 30 juin 1960, la RDC était une colonie belge. Le premier président du Congo indépendant était Joseph Kasa-Vubu, son Premier Ministre était Patrice Emery Lumumba. Des rivalités ethniques, l'impréparation de l'indépendance et des activités de sabotage du Gouvernement belge ont laissé effondrer le pays dans un chaos fait de mutineries, de grèves et de violence. Mobutu a exploité cette situation pour prendre le pouvoir par le coup d'Etat du 24 novembre 1965.

Mobutu domina, durant sa dictature, l'ensemble de la vie sociale, économique et surtout politique du pays. Le culte de personnalité en vogue, la mégestion de l'Etat et la corruption à tous les niveaux de l'appareil de l'Etat ont conduit à partir de 1980, peu à peu, au mécontentement de la population avec sa mauvaise situation économique et sociale. Cependant, Mobutu sut conserver son pouvoir dans la mesure où il savait faire des compromis et son règne commença sa chute à partir des pillages de 1991 et de 1993.

A partir de 1993, l'Est du pays souffrit de l'accueil des réfugiés rwandais. C'est ainsi qu'à partir de 1996, Laurent-Désiré Kabila, avec le soutien des pays voisins du Congo, profita de la situation pour renverser le régime de Mobutu. Après une lutte de sept mois des troupes de Kabila, qui avaient de l'Est vers Kinshasa, Kabila parvint le 17 mai 1991 à mettre fin à 32 ans de dictature de Mobutu, avec la prise de Kinshasa.

Malheureusement, le régime de Kabila ne connut ni une séparation des pouvoirs ni un paysage des partis politiques de type pluraliste. Le Parlement fut supprimé. La crise économique, l'hyper-inflation, la faillite du droit et de l'ordre, la corruption dans tous les domaines et l'incapacité fonctionnelle de l'Etat déterminaient la situation interne du Congo sous L.D. Kabila.

La marginalisation des partenaires potentiels de coalition, la violation des droits de l'homme et la confrontation avec les pays voisins (avant tout avec l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi) tout comme de la communauté du droit des peuples conduisirent à une résistance croissante interne et externe. Un potentiel particulier de tumulte dans les régions frontalières à l'Est était les vagues de réfugiés en RDC.

Le règne de L.D. Kabila était dépendant des pas voisins, notamment du Rwanda. Le Gouvernement rwandais utilisa sa domination pour faire la chasse aux rebelles Hutu et aux mouvements d'opposition en présence en RDC. L.D. Kabila voulait chasser les troupes rwandaises du pays mais l'armée rwandaise, avec l'appui de l'Ouganda et du Burundi, occupa l'Est du pays. Grâce au soutien militaire du Zimbabwe, de l'Angola, de la Namibie et du Tchad aux côtés du Gouvernement, le conflit s'internationalisa et l'on assista désormais à une partition de fait du pays en une zone contrôlée par le Gouvernement et une autre occupée par les rebelles. Le 16 janvier 2001, L.D. Kabila fut assassiné.

Son successeur était son fils Joseph Kabila. La démocratisation, qui était au départ planifiée, est allée aux oubliettes suite à la rébellion soutenue depuis août 1998, par l'Ouganda et le Rwanda. L'accord de cessez-le feu, signé une année plus tard à Lusaka, avait conduit à un cessez-le-feu instable. En avril 2002, dans le cadre du dialogue intercongolais à Sun City, les parties en conflit ont cherché une voie de sortie de la guerre civile. La réunification n'eut cependant pas lieu.

Le 17 décembre 2002, après de longues et pénibles négociations sous la médiation du Président sud-africain Thabo Mbeki, est signé à Pretoria un "Accord global et inclusif sur la transition en RDC". Selon cet accord, toutes les parties s'engagent à coordonner ce compromis comme ligne maîtresse pour la période de transition de deux ans. L'accord contient des stipulations sur la démilitarisation et la formation d’un Gouvernement de transition tout comme la mise sur pied et la désignation des organes de l'Etat. C'est ainsi que les troupes étrangères doivent se retirer de la RDC et tous les groupuscules militaires et les milices doivent être désarmés.

C'est de cette manière qu'il sera possible, pas à pas, de mettre en place un nouvel ordre politique. Les détails de ce système prévu se retrouvent aussi bien dans l'accord que dans la constitution de transition (voir le lien à ce sujet pour chaque cas).