Focus sur l'Afrique

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Le mouvement « Rendez-nous nos filles » met fin à une interdiction des démonstrations dans la capitale du Nigéria; Groupes gays protestent contre l'élection du ministre ougandais comme Président de l'Assemblée générale des Nations Unies; Envoyé spécial a exprimé son inquiétude au sujet des tensions au Burundi

Le mouvement « Rendez-nous nos filles » met fin à une interdiction des démonstrations dans la capitale du Nigéria

Seulement un jour après que la police nigérienne a interdit toutes les manifestations dans la capitale organisées pour exprimer la solidarité aux plus de 200 filles qui ont été enlevés par Boko Haram du fait des graves failles de sécurité. Les manifestants sont allées devant les tribunaux pour abroger l'interdiction, qu'ils considéraient comme illégale et inconstitutionnelle. Plus de 200 filles qui ont été enlevé, le 14 avril, sont toujours disparu. « Rendez-nous nos filles » est une campagne qui a émergé des médias sociaux et a déclenché l'indignation et des protestations dans le monde entier. Les efforts internationaux pour retrouver et sauver les jeunes filles continuent, mais les familles des jeunes filles et ceux qui les soutiennent critiquent le gouvernement du président Jonathan Goodluck pour sa réponse tardive à l'enlèvement.

Groupes gays protestent contre l'élection du ministre ougandais comme Président de l'Assemblée générale des Nations Unies

Les représentants des droits des homosexuels protestent l´élection possible du ministre des Affaires étrangères ougandais Sam Kutesa comme Président de l'Assemblée générale de l'ONU, qui aura lieu le 11 Juin. Le contexte de ces manifestations est la promulgation de la loi anti- gay qui a été adoptée par le président Yoweri Museveni en Février de cette année et qui établit des sanctions pénales pour les personnes qui sont dans une relation homosexuelle. Un porte-parole du Secrétaire général de l'ONU a cependant, le lundi 2 Juin, confirmé qu'il reste dans les compétences de l`Assemblée générale de l´ONU d'élire leur président.

Envoyé spécial a exprimé son inquiétude au sujet des tensions au Burundi

Envoyés spéciales internationales, qui travaillent dans la région des Grands Lacs d'Afrique, ont mis en garde contre une détérioration des libertés civiles au Burundi avant les élections présidentielles de l'an prochain. L´envoyé de l´ONU Mary Robinson, l´envoyé spécial des Étas-Unis Russ Feingold, Boubacar Diarra envoyé de l´Union Africaine et Koen Vervaeke de l´Union européenne ont exprimé leurs préoccupations au sujet des limites de l'espace politique et les droits civils. Ceux-ci entravent les efforts et les activités de l'opposition, la société civile et les médias, et affaiblissent ainsi le processus électoral et empêchent la participation de toutes les parties prenantes avant les élections de 2015.

paru

Kenya, 3 Juin 2014