Quelles perspectives pour le financement de la protection sociale ?

12ème colloque régional maghrébin

L’ARFORGHE et la KAS organisent le 12ème Colloque Régional Maghrébin sur le thème: « Quelles perspectives pour le financement de la protection sociale? »

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Intervenants de la Tunisie, de l'Algérie, du Maroc, de la Mauritnaie et de la France ont particpé à ce colloque

Intervenants de la Tunisie, de l'Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et de la France ont particpé à ce colloque

En Tunisie, la situation des Caisses de Sécurité Sociale en cette période est déficitaire et il est impérieux de réfléchir à engager d’urgence des réformes afin de trouver des solutions et envisager un financement qui puisse pallier à cet état et couvrir aussi bien les dépenses de santé des citoyens qu’arriver à servir les pensions de retraite et à booster l’emploi en soutenant la compétitivité. Dans cette optique, la KAS et l’ARFORGHE ont organisé le 12ème colloque régional maghrébin sur le thème «Quelles perspectives pour le financement de la protection sociale ? », qui a vu la participations de 14 intervenants de différents disciplines dont deux algériens, deux marocains, deux Mauritaniens et un Français. Le colloque a traité cinq axes à savoir le bilan des systèmes de financement et réformes de la protection sociale dans les pays du Maghreb, défis et perspectives des réformes de financement de la protection sociale, le chômage et la protection sociale ,la gouvernance de la protection sociale et de la sécurité sociale au socle de protection sociale. Le Constat faite lors du colloque c’est que le déséquilibre financier de la CNSS et de la CNRPS provient des régimes de retraite et la CNAM maintient son équilibre grâce aux excédents du régime des accidents de travail et maladies professionnelles. De même une réforme de la retraite annoncée par le gouvernement et concernant à la fois le secteur privé (CNSS) et le secteur public(CNRPS) semble privilégier l’augmentation de l’âge de la retraite qui peut aller jusqu’à 65 ans, l’augmentation de la cotisation du salarié et de l’employeur, la diminution du montant de la pension en changeant son mode de calcul et en supprimant son indexation à l’inflation et en envisageant la possibilité d’un système de retraite complémentaire sous forme de mutuelle ou de fonds privé et l’introduction de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), qui est un autre impôt généralisé, à 1%, sur le revenu individuel, pour pallier au déficit chronique des caisses de sécurité sociale.

Mais cette réforme doit être acceptée par la centrale syndicale et fait l’objet de négociations soutenues avec les partenaires sociaux. Le principal désaccord entre le gouvernement et l’UGTT est le caractère facultatif ou obligatoire du recul de l’âge. Par ailleurs l’attention s’est portée sur l’obligation d’instaurer une bonne gouvernance de la protection sociale pour pallier à la faible compétitivité des entreprises tunisiennes et asseoir une croissance durable en respectant les droits humains.

Auteur

Imen Nefzi

Série

Présentations & compte-rendus

paru

Tunisia, 31 Octobre 2017