Le Respect du Langage dans la Communication politique

Réflexions sur le Changement de la Culture du langage et du débat en RDC

La dispute est une composante intégrale de la démocratie. Par cette voie, la démocratie mène à des décisions politiques qui intègrent l’équilibre des différents intérêts sociaux et ainsi à des décisions durables. Si la culture de la dispute devient problématique, alors cela touche au coeur même de la démocratie. D’où la nécessité pour la Fondation Konrad Adenauer d’analyser les changements de la culture du langage et de détecter les causes.

 

Dans les années passées, le monde a connu des changements significatifs du langage et de la communication. Il semble que les discours de la haine ont accru d’une manière remarquable, que le langage dans la politique est devenu parfois brutal, grossier et incivil. Les réseaux sociaux – médiums directes et infiltrés – forcent la politique à répondre plus vite qu’avant et posent des questions et des problèmes aux médias traditionnels.

 

Le langage a toujours changé. Il n’est pas une matière solide. Il change avec le progrès technologique comme ce fut le cas lors de l’invention de la typographie au 15ème siècle ou de la radio au 19ème siècle. Il intègre de nouvelles influences comme il a fait avec le primat de l’anglais, ou dans l’histoire par l’imposition des langues étrangères dans les années coloniales.

 

Néanmoins, les récents développements semblent poser plus de problèmes. Konrad Adenauer, le Premier Chancelier de la République Fédérale de l’Allemagne a dit : « Dans l’intérêt de la démocratie, il conviendrait de respecter certaines limites à l’intérieur et l’extérieur du parlement. »

 

Si la violence verbale devient récurrente, il faut certes se dire que la violence physique n’est plus loin. Le changement du langage est donc parmi les (nouvelles) préoccupations des Etats-nations qui doivent garantir la sécurité de leurs populations et aussi leur propre survie. Au regard des changements récents, faudrait-il adopter des lois pour empêcher et pénaliser des « fautes » verbales ? Qui garantit que la liberté d’expression et de presse ne sont pas réduites avec ? Quels rôles jouent les parlements, les médias et les acteurs civils comme points de repère principaux pour la société ?

 

Le jeudi, 27 février, le Bureau de la KAS à Kinshasa va discuter ces questions avec  l'Ambassadeur Européen, S.E.M. Jean-Marc Châtaigner; le Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa, Godefroid Mpoy Kadima; la  Vice porte-parole du Président, Tina Salama et le Directeur Général Adjoint de la RTNC, Freddy Mulumba. L'acteur de la société civile, Anny T. Modi va modérer le débat

 

Il nous reste quelques places. Inscrivez-vous en cliquant sur ce lien.

 

Le KAS débat aura lieu au Pullman Hôtel (jeudi, 27 février) et commence à 17 heures.