Publikationen

Le rapport du développement humain arabe 2002

(Université Cadi Ayyad - Journée d'étude, Marrakech, 21 février 2003)

Le Centre d'Etudes constitutionnelles et politiques (CECOP) et la Faculté de Droit de Marrakech organisent annuellement un colloque sur le "Rapport du développement humain arabe". La Fondation Konrad Adenauer a soutenu les 16-17 avril 2004 le colloque qui analysait le rapport 2003, contribuant en parallèle aux actes du colloque de 2003 portant sur le rapport 2002. Une tradition est ainsi instituée, qui consiste à accorder une attention à la fois analytique et critique aux différents rapports publiés par les Organisations internationales ainsi que par des centres de recherche renommés. Une étape importante est franchie dans le processus d'institutionnalisation des activités réflexives sur la démarche et le contenu du rapport annuellement publié par le PNUD. Depuis le premier rapport (2002), les rédacteurs ont énoncé le "noyau dur" de leur diagnostic fondé sur l'existence d'un déséquilibre ou plutôt une désarticulation qui affecte trois domaines stratégiques du développement humain arabe: la liberté, le rôle des femmes dans le développement et le savoir. Ce diagnostic est fondé sur l'adoption d'une série d'indicateurs et de concepts relatifs au développement humain; l'utilisation des indicateurs conventionnellement reconnus n'a pas empêché les rédacteurs du rapport de prendre quelques initiatives méthodologiques importantes, qui consistent notamment à réfléchir sur la possibilité de créer des indicateurs synthétiques plus proches de la particularité du domaine culturel et civilisationnel étudié. Les rédacteurs ont déployé des efforts considérables en termes de synthèse, induction et déduction. Au-delà d'un simple effort descriptif, ils ont présenté des propositions concrètes pour la promotion d'une véritable société fondée sur le savoir. La plupart de ces propositions s'articulent autour de la nécessité d'une mise à niveau démocratique. Parmi les axes de réflexion: la connaissance, les sciences et technologies, la recherche-développement; le management de la recherche; la relation savoir-développement humain; l'héritage problématique (l'existence de facteurs centrifuges liés à un environnement peu favorable à l'implantation du savoir rationnel); l'hérité et l'acquis (deux sources qui polarisent le processus de l'évolution vers l'implantation d'un savoir rationnel, avec la typologie qui distingue entre la culture savante et la culture populaire); le rôle des structures économiques et sociales (l'économie de rente); les rapports parfois tendus entre savoir et pouvoir, notamment politique; les cinq piliers d'une stragégie pour la construction d'une société de savoir: une libéralisation politique garantie par une bonne gouvernance - la généralisation d'un enseignement de qualité - l'implantation des sciences et le renforcement des capacités scientifiques et techniques - une transition soutenue vers le mode de production du savoir - la constitution d'un modèle de connaissance arabe général, authentique, ouvert et éclairé. Reste à savoir si une telle stratégie permettrait de dépasser le stade du "retard historique". Le rapport se propose d'ouvrir le débat dans une perspective réflexive et critique.

Marokko lanciert Kampagne gegen Islamismus

„Touche pas à mon pays!“ – Hände weg von meinem Land! – mit dieser Losung, die einer seinerzeit in Frankreich gelaufenen Antirassismus-Kampagne nachempfunden wurde, ist seit einigen Wochen in Marokko quasi jede Straßenecke und öffentliche Örtlichkeit plakatiert.

Elections et communication politique dans le Maroc rural

une investigation dans une région du Moyen-Atlas

Par Meriem Hamimaz ép. Benabdellah, chercheur à l'Institut supérieur de l'Information et de la Communication, titulaire entre autres d'un Doctorat en Sciences de l'Information et de la Communication de l'Université Paris X Nanterre - L'objectif de ce travail est de proposer une grille renouvelée d'analyse de la communication politique au Maroc à travers l'expérience comparée des élections législatives dans une région rurale et montagnarde du Moyen-Atlas marocain. L'auteur recourt à des instruments qui dépassent les limites des schémas de compréhension issus des sciences de la communication, trop éloignées des sociétés de tradition. Elle justifie dans un premier temps les emprunts théoriques, conceptuels et méthodologiques retenus. Suit l'analyse des différents niveaux de communication politique qui se présente en escalier. La communication monarchique, analysée à travers les discours royaux, est fortement inspiratrice de la communication des partis politiques. L'auteur s'attache enfin à dégager les spécificités de la relation électorale en milieu rural à travers l'interaction électeurs-élus. C'est le 3° niveau de la communication politique, fortement déconnecté de la communication des partis politiques. Autrement dit, il est difficile d'établir clairement toute relation organique du candidat au parti, de même que toute référence aux idéaux politiques exprimés au niveau national par les "leaders charismatiques".

Les nouveaux enjeux du management des compétences

Actes du colloque de Casablanca (24-25 janvier 2002)

Les principales thématiques s'articulent autour de l'actualité du management des compétences; la mondialisation comme organisation des entreprises et des compétences; la valorisation des compétences comme système de gestion ou système humain; le MC à l'épreuve de la société du savoir et les difficultés du MC pour la GRH; les enjeux stratégiques et organisationnels de la mise en oeuvre d'une démarche compétence dans les PME; le knowledge management comme moteur de l'évolution et de la transformation de l'entreprise; la gestion des compétences par la qualité; la gestion par objectifs et la réquisition des compétences (travail, performance et santé); la gestion dans un contexte de forte mobilité internationale, avec le cas des technologies de l'information; la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences; les atouts d'un système pluriel de validation; les nouveaux enjeux du MC, avec des partenaires sociaux acteurs du développement des compétences.

Marokko im Wechsel : Bestandaufnahme der Situation nach den Wahlen

Die Parlamentswahlen am 27. September 2002 waren ein wichtiges Datum für Marokkos Demokratie. Es waren die ersten Wahlen unter der Herrschaft des jungen Königs Mohammed VI., der 1999 nach dem Tod seines Vaters Hassan II. den Thron bestiegen hatte. Zugleich waren es die zweiten Wahlen seit dem von Hassan II. Ende der 90er Jahren eingeleiteten Prozess der vorsichtigen Öffnung und Reformierung des Landes. Im Unterschied zu den vorhergegangenen Volksbefragungen kann der diesjährige Urnengang als weitgehend transparent und regulär betrachtet werden. Damit kann aus dem Wahlergebnis auch erstmals ein realistisches Abbild der politischen Stimmungslage in Marokko abegleitet werden. Wesentliche Aspekte sind die niedrigen Wahlbeteiligungen, die hohen Stimmengewinne der Islamisten und der erstmalige Einzug von 35 Frauen in das neue Parlament. Zugleich zeichnet sich mit der Ernennung eines parteilosen Vertrauensmannes des Königs zum neuen Premierminister ein stärkeres Eingreifen des Monarchen in die politischen Geschäfte Marokkos ab.

Politiques publiques et société

Essai d'analyse de l'impact des politiques publiques sur l'artisanat au Maroc

Par Saïd Chikhaoui, Porfesseur à la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca, auteur de nombreuses publications sur l'artisanat : Le Maroc a depuis l'indépendance engagé de nombreuses actions pour faire face à la crise structurelle de l'artisanat, mais le poids du passé et diverses considérations politiques sont restés dominants au point de vider ces politiques publiques de leur volet socio-économique. Dans une stratégie de domination, les autorités du protectorat avaient chargé l'artisanat, et particulièrement le tapis, d'une valeur matérielle et symbolique qu'ils ne peuvent obligatoirement assurer actuellement dans l'optique d'une stratégie de libération et de développement national. Le discours officiel s'entête pourtant à mettre en valeur l'importance de l'artisanat dans une stratégie de développement de la société marocaine toute entière, sans une véritable remise en cause de l'approche coloniale.

Alternance et transition démocratique

Collectif d'auteurs - Actes du Séminaire organisé par le Groupe d'Etudes et de Recherche Démocratie et Droits humains en collaboration avec le Département de Droit public de la Faculté de Droit de Rabat-Souissi (Rabat, les 20 et 21 avril 2000). Interventions en français: Mohamed Berdouzi: "Le géo-droit dans la transition démocratique" - Mohamed Brahimi: "La reconversion de l'ordre politique interne au modèle démocratique: développements récents" - Carlos Conde-Martinez: "La TD en Espagne" - Robert Charvin: "La TD des pays de l'Est ou la nature de l'évolution des régimes post-communistes" - Albert Bourgi: "Ombres et lumières des transitions démocratiques en Afrique sub-saharienne" - Ramdane Babadji: "La TD en Algérie: par et malgré la guerre de libération nationale" - Omar Bendourou: "Les rapports entre le Roi et le Gouvernement" - Abdelmoughit Benmessaoud Tredano: "Alternance et recomposition du champ politique marocain" - Fathallah El Rhazi: "Bicaméralisme et instrument de travail parlementaire" - Amina El Messaoudi: "Alternance et réformes constitionnelles" - En arabe: Allocution de Abderrazak Moulay Rchid et article de Abdelaziz Karraki: "Alternance et culture politique".

Les labyrinthes de la transition démocratique

Deux ruptures, deux tournants, ont marqué le cours de la vie politique et constitutionnelle, concourent à expliquer chacun à sa manière pourquoi la transition démocratique a été dans une première étape impossible et en quoi elle constitue à l'heure actuelle un labyrinthe. Bien plus, ils permettrent de saisir à quel moment la transition démocratique, même sans aboutir, était perceptible, sinon possible. Sont étudiés ici la constitution marocaine, le consensus politique, la légalité constitutionnelle et religieuse de la monarchie, l'oscillation entre l'affirmation de l'autonomie et la consécration de l'appartenance politique chez les islamistes, le pari de la participation entre les impératifs de la shariâ et les considérations du consensus. La réflexion porte aussi sur l'interaction de l'explicite et de l'implicite dans la réforme constitutionnelle au Maroc.