Veranstaltungsberichte

Notre société a besoin d'orientation

20 thèses du Dr. Kues sur la crise des valeurs et comment la résoudre

L'ouvrage du secrétaire d'état parlementaire l'honorable député allemand Dr. Hermann Kues intitulé "Notre société a besoin d'orientation" a été résumé en 20 thèses que nous reproduisons ici.

„NOTRE SOCIETE A BESOIN D’ORIENTATION“

Thèses et réflexions de l’œuvre de Hermann Kues

En considérant particulièrement sa signification pour l’Afrique

Octobre 2011

¬¬¬¬¬

20 thèses centrales

1.La politique doit être basée sur un fondement de valeurs. Une telle politique met en place centrale la dignité de l’homme, la solidarité et la justice. Les cinq princi-pes de la doctrine sociale de l’église (personnalité, responsabilité du bien com-mun, solidarité, subsidiarité et durabilité) illustrent bien un tel fondement pour une politique motivée par le sens de responsabilité chrétien.

2.Au fond il s’agit de résoudre des problèmes de la société par une balance adé-quate entre solidarité et liberté, entre responsabilité individuelle et responsabilité de l’état social.

3.Le marché tout seul ne crée pas de solidarité. Il a besoin de règles contraignantes. Ceci est la condition pour la prospérité de tous.

4.Au-delà de ces règles, le marché et toute la société ont besoin de valeurs qui nous aident à nous orienter. Ce que nous faisons (ou omettons) aujourd’hui n’influe pas seulement sur nos propres conditions de vie, mais sur l’avenir de nos enfants et de leurs enfants. Notre responsabilité es plus vaste qu’elle ne l’a jamais été depuis que l’homme existe.

5.Les grands défis de notre monde globalisé, du changement technologique et dé-mographique pourront être affrontés et vaincus uniquement si toutes les straté-gies respectent la dignité de l’individu et ses potentialités d’épanouissement.

6.L’idée directrice de la doctrine sociale de l’église est la priorité du bien commun devant l’intérêt individuel. La démesure de certains est un poison pour le climat de subsidiarité et du sens de la communauté.

7.Le principe de subsidiarité : tout ce que les hommes peuvent décider et mettre en œuvre sur place doit être décidé et mise en œuvre réellement par eux – au nom de la dignité de l’homme. La petite communauté prime sur la grande unité : la famille, le voisinage, les communautés sont indispensables pour la cohésion de la société.

8.Caritas – l’affection de l’autre – sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste imaginable. Il n’y a pas d’ordre étatique qui rendrait superflu le service de la Caritas.

9.Le bonheur, ou ce que l’on a l’habitude d’appeler bonheur, ne consiste pas en premier lieu à recevoir des rentes ou d’autres dotations monétaires, mais plutôt à avoir la possibilité de transformer ses talents en performances et de se réaliser tout en étant responsable de ses propres actes. Nous devons capaciter et encou-rager les hommes à prendre leur vie en main, de manière responsable et autodé-terminé.

10.La solidarité signifie que chacun se rend compte de sa responsabilité envers les autres. Personne ne doit rester sur le carreau. Chacun doit avoir une chance véri-table de faire éclore ses talents et de faire le mieux de soi même.

11.Dans le même temps, il est important de faire l’expérience que les performances personnelles propulsent l’homme en avant. Cette expérience peut déjà commen-cer au jardin d’enfants et à l’école, quand les éducateurs et les professeurs décè-lent et font avancer des talents, quand ils ont le temps d’encadrer chaque enfant et de le promouvoir en tant qu’individu. On peut introduire déjà tôt la compétition. Le message central doit être compris : « Tu peux faire quelque chose de toi-même. »

12.L’économie de marché s’est avéré le seul système garantissant l’approvisionnement avec des biens de qualité à des prix abordables et créant en même temps une valeur ajoutée pour une péréquation sociale entre les plus ri-ches et les plus pauvres. L’idée centrale de l’économie sociale de marché s’intitule ainsi : Promouvoir les forces positives du marché, garantir dans le même temps la protection des personnes socialement plus faibles et créer des conditions cadre pour une juste péréquation. C’est dans ce sens qu’il faut réguler le jeu libre des forces du marché.

13.Les règles ne sont pas faites pour donner la prime position à la personne avec le moins de scrupules. Il faut sanctionner le fraude, la corruption, l’enrichissement il-licite, l’escroquerie, l’exploitation et l’espionnage des employés.

14.La justice dans la participation signifie que les participants du marché moins forts ont d’égales chances sur le marché et que l’économie se déroule en sorte que les profits bénéficient de manière durable aussi aux générations futures. Ces deux tâ-ches n’incombent pas seulement à l’état, mais aussi aux entreprises.

15.L’homme est la mesure de l’action politique. Ceci est valable également pour les entreprises. Le développement économique doit tenir compte du bien-être de l’homme. C’est dans ce sens qu’un l’entreprenariat exige la responsabilité sociale, la confiance, le souci pour les autres.

16.Nous devons faire confiance dans les forces des hommes. Des collaborateurs qui ont l’habitude de s’impliquer dans la discussion, dans l’action, si bien dans le quo-tidien que dans la politique et dans leur temps libre, ces collaborateurs vont aussi s’engager de manière positive à leur lieu de travail, à condition qu’ils y trouvent les mêmes opportunités et la même transparence.

17.Le travail doit respecter l’être humain et se conformer à notre culture. Les em-ployés ont besoin des possibilités d’action et de décision afin de développer un sens de responsabilité pour leur activité.

18.Nous devons nous poser la question suivante : Quelles conditions cadres sont né-cessaires pour les marchés financiers internationaux et que peut-on faire afin que le plus de personnes et d’états possibles peuvent bénéficier des avantages de la division de travail et des marchés financiers mondiaux ? Comment pourrait-on concevoir les règles qui empêcheraient une évolution dans laquelle les hommes les plus pauvres dans les pays les plus pauvres du monde seraient encore les vic-times principales des crises dans les marchés financiers ? Comment peut-on im-poser des règles qui rendraient utiles l’efficacité des flux de capital et qui pour-raient promouvoir la justice au niveau mondial ?

19.L’accès à la formation est un problème central de la justice sociale, finalement c’est un problème de la dignité humaine. Cependant, la formation inclut égale-ment l’auto-formation. Car finalement chaque personne doit faire un effort. En fin de compte, les éducateurs et les professeurs peuvent promouvoir et stimuler la formation. Chaque carrière commence dans la famille, chez les parents. On ne peut pas surestimer l’influence des parents sur les évolutions des enfants.

20.Il y a assez de moyens afin de rendre possible, partout dans le monde, une exis-tence digne de l’homme et la base de vie pour les générations futures. Ce qu’il nous faut, c’est la volonté de les utiliser au bénéfice des pauvres d’aujourd’hui, ce qui veut dire : de redistribuer les moyens. (Annotation : cela veut dire, non pas seulement de l’Europe en direction de l’Afrique, mais par exemple au Sénégal aus-si du niveau central au niveau décentralisé).