Présentations & compte-rendus

Acquérir les fondamentaux de la communication politique en matière électorale

Une Formation à trois jours autour la planification et l’implémentation d’une campagne électorale

Après la chute de Ben Ali en 2011, la Tunisie a accompli des étapes fondamentales dans sa transition démocratique en adoptant la nouvelle constitution en 2014 et en réalisant des élections présidentielle et parlementaire. Une décentralisation politique et économique est impérative afin de continuer ce procès de transition. Une première étape sera donc les élections municipales et régionales qui auront lieu en décembre 2017 et qui donnera au peuple tunisien l’occasion de choisir les représentants de leurs communautés et municipalités. Au vu des élections imminents, la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) et le Centre des Etudes Méditerranéennes et Internationales (CEMI) ont organisé une formation le 21 à 23 avril 2017 visant à transmettre les fondamentaux de la communication politique en matière électorale.

Le conseiller politique Robert Hein, qui a encadré l’atelier pendant trois jours, a commencé son intervention par une introduction dans les éléments les plus importants de la planification stratégique d’une communication politique. Les participants ont été répartis en plusieurs groupes ayant pour objectif de mettre en place une campagne électorale pour un parti dans une région en Tunisie.

Au début, les groupes ont analysé les conditions socio-économiques des régions respectifs afin d’identifier les thèmes politiques et sociales les plus importants. Lorsque le cadre socio-économique était bien connu, les groupes ont spécifié les objectifs politiques de leur parti.

L’harmonisation du programme de parti avec les défis d’une région particulière a mené à une discussion approfondie entre les membres de groupe. Robert Hein a indiqué qu’il est impératif que le programme électoral et les enjeux spécifiques de la région soient cohérents. Il a également averti les participants du risque de donner des promesses électorales qu’ils sont incapables de tenir : Un programme électoral doit être ambitieux, mais demeurer réaliste.

Après l’établissement du programme, une analyse des groupes cibles doit être l’étape suivante : les participants ont par la suite abordé des questions de l’identité et l’attention de l’électorat. Avant de passer au deuxième élément d’une campagne électorale, notamment la stratégie de communication, les groupes ont choisir leur candidat aux élections.

Grâce aux instructions de M. Hein et à leur engagement, les groupes ont réussi d’élaborer les points les plus importants d’une campagne électorale. Ils ont formulé les objectifs, identifié leur groupe cible et choisi un candidat pour leur parti. Cependant, la question se posait, comment les partis, peuvent-ils savoir si leur programme et stratégie parviennent à convaincre ?

Dans ce sens, M. Hein a présenté aux participants l’analyse de SWOT, qui leur permet de déterminer les forces et les faiblesses des partis et de leurs candidats. Cet outil a également permis aux groupes de découvrir si leurs thèmes et candidates rencontrent un large assentiment à l’électorat potentiel.

Le troisième jour de la formation traitait la question de la présentation du programme de parti ainsi que les candidats à l’électorat. Hein a mis l’accent sur l’importance de la mobilisation des électeurs et a présenté des directives et des astuces pour une stratégie réussite de presse et de relations publiques. Ensuite, les groupes se sont mis à la planification d’une campagne de communication et d’un calendrier détaillé pour les activités suivantes.

L’atelier a fini par la présentation et l’évaluation de la campagne électorale par chaque groupe. La discussion ultérieure a clairement montré que les participants ont intériorisé la signification du programme de parti et du programme électoral et qu’ils accordent de l’importance aux valeurs de la tolérance et du respect vis-à-vis de leurs adversaires et des citoyens.

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