Conférence

L’État entre démocratie représentative et la démocratie participative

Rencontre-débat organisée en partenariat avec le FOAP

Depuis 2011, la démocratie représentative fait l'objet d'un débat paradoxal, alors qu'elle s'est largement imposée contre le régime autoritaire et que le recours à des élections transparentes est considéré comme un marqueur fort de la démocratisation du pays, elle subit dans le même temps des critiques. Dans ce contexte, certains pronent l'introduction de la démocratie participative locale. Pour discuter des enjeux liés à la démocratie participative et représentative en Tunsisie, la Konrad-Adenauer-Stiftung et le Forum de l'Académie politique organisent une rencontre-débat le samedi 26 septembre à Sousse.

Détails

Réfléchir à l'introduction de la démocratie participative locale dans un pays comme la Tunisie oblige à faire un constat : celui du décalage entre l'importance des enjeux soulevés par la question de la participation, le consensus dont fait l'objet cette idée et la pauvreté des concepts et des moyens dont les acteurs disposent pour penser cette réalité nouvelle.

Certes le caractère démocratique d'un État exige que le peuple participe à l'exercice du pouvoir par l'introduction de dispositifs participatifs, mais ce rapprochement est-il automatique ? Les dispositifs participatifs ne cristallisent-ils pas une méfiance réciproque entre les groupes et les gouvernants ?

Les causes de ce scepticisme autour de la démocratie participative sont liées en grande partie à la crise de l'État- providence et des mécanismes de régulation économique et sociale, mettant en cause l'efficacité des politiques publiques et des institutions qui les définissent.

L'abstention d'une partie significative de l'électorat tunisien lors des dernières consultations politiques n'est-elle pas une expression d'un désintérêt à l'égard du principe même de représentation ?

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Contact

Slim Jaoued

Slim Jaoued bild

Chargé de Programme pour la Tunisie

slim.jaoued@kas.de