Présentations & compte-rendus

"Les enjeux du processus électoral"

Journée d'étude

Le processus électoral en Tunisie fait actuellement face à plusieurs enjeux et défis. Après deux années des premières élections post-révolution, ce processus fait face à des blocages institutionnels mais aussi politiques.

Dans le contexte actuel que vit la Tunisie, une analyse des enjeux du processus électoral se montre pertinente. Une démarche à laquelle s’est livrée l’Unité de Recherche en Droit International, Juridictions Internationales et Droit Constitutionnel Comparé et la Konrad-Adenauer-Stiftung, le 3 décembre 2013 à l’hôtel Africa, au cours d’une journée d’étude. Plusieurs experts nationaux et internationaux ont participé à cette manifestation, et qui ont décrypté les différents aspects du processus électoral à la lumière de l’expérience précédente.

Les experts ont insisté sur l'importance de respecter les échéances électorales et aussi la régularité des étapes électorales, pour bien réussir le processus. Dans son rapport introductif, le professeur Ben Achour a analysé les enjeux des prochains cycles électoraux. En effet, ces élections marqueront une étape importante dans l'histoire politique de la Tunisie, puisqu'elles mettront fin à une étape de la transition démocratique, restitueront l'autorité de l'Etat et renforceront la légitimité des institutions nationales.

Toutefois, le processus électoral fait actuellement face à plusieurs enjeux, à savoir le retour à l'ordre constitutionnel et de restaurer l'autorité de l'Etat et la confiance des tunisiens. Il s’agit de mettre en place des dirigeants qui désormais ont le pouvoir de décider pour le moyen et long terme. En outre, le retour à l'ordre constitutionnel va permettre à la Tunisie de reprendre les coopérations internationales aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral, et de jouer son rôle aussi bien sur le plan international que régional. Concernant le plan économique, la tenue des élections va restaurer la confiance des investisseurs nationaux et internationaux afin de permettre dans le meilleur délai de redresser l'économie nationale.

De son côté, Dr. Hardy Ostry, représentant résident de la Konrad-Adenauer-Stiftung en Tunisie, a indiqué qu'il y a une nécessité de développer une culture démocratique avant d’organiser les élections ainsi que de préparer les candidats à entrer dans une compétition politique et à savoir accepter les règles du jeu pour aboutir à la mise en place d’un système démocratique et pluraliste.

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