Veranstaltungsberichte

L’eau en région Méditerranéenne: un enjeu stratégique

von Olfa Béji

Table ronde

Une nouvelle fois, la Konrad –Adenauer-Stiftung et le Centre des Etudes Méditerranéennes Internationales (CEMI) ont traité une problématique d’ordre vital qui est l’eau. Ceci faisait l'objet de la table ronde tenue les 23 et 24 mai 2017 et ayant soulevé l’état des lieux en Méditerranée du capital eau pour la région suite au poids climatique et aux priorités que vit la région.

Pour la région d’Afrique du Nord, il est indispensable de s’investir à la gestion d’eau, y compris la collecte d’eau, son utilisation afin que le recyclage. Cela a été prononcé par l’ensemble des participants d’une colloque étant lieu en mai 2017 à Tunis afin d’appeler les décideurs politiques et économiques à implémenter une stratégie nationale et méditerranée qui minimise les risques de stress en matière d’eau.

L’événement a rassemblé un groupe des experts du Maghreb et de l’Europe qui ont discuté les dangers et les défis hydriques auxquels les pays de la Méditerrané et surtout les pays du Maghreb font face. La sécheresse des pays méditerranés ne résulte pas uniquement de leur faible pluviométrie, mais elle est surtout causée par la mauvaise gestion des demandes et ressources d’eau, y compris la qualité de l’eau, le vieillissement de l’infrastructure hydrique et une politique et administration insatisfaite de l’approvisionnement de l’eau.

Pourtant, la situation de l’eau est particulièrement tendue dans le centre et sud des pays maghrébins où des problèmes en ressource, en qualité et en transfert de l’eau existent. Ainsi, en Tunisie, le taux de salinité de l’eau potable est élevé au sud du pays, comme l’explique M. Rachid Khanfir, représentant AED Tunisie.

L’agriculture pèse également à l’équilibre hydrique dans les pays maghrébins et il est donc conseillé de faire introduire des moyens technologiques qui favorise l’agriculture moderne, déclare –t-il M. Horchani.

Selon les experts, les approches pour une amélioration de la gouvernance de l’eau doivent toucher à l’achèvement des aménagements de maîtrise des eaux irrégulières et à l’amélioration du transfert et du transport de l’eau entre les régions. Une politique économique de l’eau doit également inclut des efficiences d’usage, en particulier en développant la micro-irrigation et le recyclage dans les usages domestiques et industriels.

En outre, M. Abderraouf Noucier, Directeur central des études SONEDE, a souligné l'importance de l'eau saumâtre en tant que ressources d'eau, ce qui doit se faire sans négligeant l’impact sur l’environnement et l’impact sur la santé de la population. En Tunisie, plusieurs stations de dessalement ont déjà valorisé à Ben Guerdane, Hezoua et Beni Ghédache afin de convertir de l’eau salée en eau potable pure.

Une possibilité de mieux organiser l’approvisionnement de l’eau au niveau politique et administrative a été présentée par Mme Christa Hecht avec le cas de l’Allemagne. Ainsi, la collecte et l'utilisation des eaux sont gérées localement par les municipalités. Etant en accord avec le bénéfice d’une gestion décentralisée, Mme Thouraya Mellah, enseigneur à ESEN, a pourtant soulevé l’importance de créer une autorité autonome-publique pour la régulation sur la rive Nord de la Méditerranée, surtout pour les bassins transfrontaliers.

En plus, les pays maghrébins doivent avoir recours aux sources d’eau non conventionnelles, y compris l’utilisation des « eaux grises » dans l’habitat, la réutilisation des eaux usées urbaines et des eaux de drainage ainsi que le dessalement des eaux de mer.