Veranstaltungsberichte

Le marché commun du Sud "MERCOSUR"

von Olfa Béji

Discussion

Le Centre des Etudes Méditerranéennes et Internationales CEMI et la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) ont inauguré un nouvel espace d’échange avec les acteurs de la vie politique, économique et associative dans le cadre d'une première rencontre diplomatique. Ils ont favorisé un débat sur une expérience économique différente qui a, depuis 1991, année de sa genèse, enchaîné réussite et résultats encourageants pour les pays d’Amérique Latine, qui en sont à la source.

La question clé été le Mercosur : complémentarité ou disparité?

À l’ouverture de la rencontre fût confirmée l’importance d’un tel débat entre différents acteurs de la société sur un sujet d’une problématique majeure comme le MERCOSUR.

SE Claudio Rozencwaig et SE Marcia Marco, ambassadeurs à Tunis respectivement du Brésil et de l’Argentine ont présenté les différentes particularités du Mercosur et comment fonctionne-t-il, et quels intêrets pour la Tunisie de l’intégrer.

En effet, c’est depuis plusieurs années que la Tunisie est en accord-cadre avec le MERCOSUR, marché de plus de 300 millions de personnes. Le Brésil est actuellement en négociation pour mettre en œuvre un accord de libre-échange. L’objectif c’est la libre circulation des biens, des services et des facteurs de production.

Selon les deux diplomates, les exportations interMERCOSUR les plus importants sont vers la Chine (18%). USA(13%) et l’UE (10%). Alors que les origines des importations sont les USA (17%), puis la Chine (14%) puis l’Allemagne (8%), et le japon (4%).

Il s’agit globalement d’une enceinte macro-géographique représentant 82,3% du PIB total de l’Amérique du Sud, en d’autres termes, une zone économique et une plateforme industrielle qualifiées de plus dynamiques et des plus compétitives de tout l’hémisphère sud.

Il est important que les tunisiens soient convaincus de l’importance d’avancer dans cet accord, vu que ce dernier permet d’ouvrir la porte de l’Amérique latine à la Tunisie, Ceci converge avec les discours politiques et la société tunisienne qui vient avec des demandes depuis 2011 dans l‘ambition de diversifier les relations extérieures et de ne pas être uniquement centrée sur l’Europe.