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Le Kenya cherche un jugement local

Les quatre suspects Kenyans faisant l’objet des charges de crimes contre l'humanité à la Cour pénale internationale (CPI) se donnent encore l’espoir d'être jugé dans leur pays. Le Président kenyan Mwai Kibaki a déclaré que le gouvernement était en train d’examiner les moyens d’organiser ce procès.

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Les quatre suspects Kenyans faisant l’objet des charges de crimes contre l'humanité à la Cour pénale internationale (CPI) se donnent encore l’espoir d'être jugé dans leur pays. Le Président kenyan Mwai Kibaki a déclaré que le gouvernement était en train d’examiner les moyens d’organiser ce procès.

Le Président a demandé aux Kényans de rester calme au moment où le gouvernement examine les voies et moyens de mettre en place un mécanisme local pour juger le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta, l’ancien chef de la fonction publique Francis Muthaura, le député d’Eldoret Nord William Ruto et le présentateur de radio Joshua Arap Sang pour des crimes pendant les violences postélectorales de 2007/2008.

Dans son message à la nation au Parlement mardi, le président a déclaré: «Je suis également conscient des préoccupations que l’histoire de la CPI a causé parmi les Kenyans. Je suis également conscient du fait que ce parlement a adopté une motion que le Kenya se retire de la CPI. "

Justice

Les quatre Kenyans sont soupçonnés d'avoir eu un coup de main dans le chaos qui a entraîné la mort de 1.133 personnes. 650.000 autres ont été déplacées de leurs foyers. Les suspects présumés seront dans les mois à venir de retour à La Haye pour le procès.

Suite à l'échec du gouvernement kenyan à mettre en place un tribunal local pour poursuivre les cerveaux présumés des violences, la CPI a repris les dossiers.

Selon le témoignage du Procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, M. Kenyatta et M. Francis Muthaura qui tous les deux appartiennent au Parti de l'unité nationale (PNU), l'un des partenaires de la coalition, sont accusés d'avoir commis des crimes, meurtre, persécutions, transfert forcé de populations, de déportations et de viols contre les partisans de la coalition du Parti démocratique orange (ODM) à Naivasha et Nakuru.

M. Ruto et M. Sang sont également accusés de crimes contre les partisans de PNU parti rival pour meurtre, transfert forcé de population, et la déportation dans la vallée du Rift au cours des affrontements tribaux après les violences postélectorales.

Charges confirmées

Après plusieurs mois de suspense et d'angoisse pour les Kenyans, les juges de la CPI ont confirmé les charges contre les quatre en janvier. Quelques mois plus tard, la présidence du tribunal constituait une Chambre de première instance composée de trois juges pour auditionner les dossiers.

L'espoir du gouvernement kenyan est basé sur le fait qu'il y a la possibilité de déposer une motion d’exception d'irrecevabilité à la CPI en vue d'amener les cas au niveau local.

Lors de son allocution, le Président Kibaki a également rassuré les Kenyans d'une passation de pouvoir pacifique après la prochaine élection générale. Il a exprimé son désire que le prochain président devrait être un leader visionnaire qui va poursuivre le développement.

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