Les Diplomates des pays membres de la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique Centrale (CEMAC) à Malabo, exigent la libération immédiate de leurs ressortissants arrêtés lors d’une patrouille .Ils disent ceci en vue du respect des relations qui lient les pays membres de la CEMAC et la Guinée équatoriale. Le commissariat central de Malabo confirme que depuis le 26 mai, plusieurs étrangers ont été arrêtés à la suite de contrôles de police. Selon des chiffres Groupe de recherches et d’actions sur les migrations en Afrique centrale (Grami-Ac). Plus de 800 Africains ont été expulsés de Guinée Equatoriale entre mai et décembre 2010 pour diverses raisons.
Les membres de la société civile se sont dits indignés face aux multiples abus dont sont victimes les migrants, exposés à l’exploitation, au racisme et à la discrimination, et ont rappelé que leurs droits soient respectés. Elles ont demandé également aux chancelleries à voter des lois pour que les migrants ne soient plus maltraités et chassés de leur terre d’accueil dans ce concert actuel de mondialisation.
Les Nations unies ont dénoncé le manque de transparence flagrant de la procédure.
De son côté, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, estime qu'il n'y a pas de violation de droits de l'homme dans son pays. Pour lui, ces arrestations effectuées se font dans le cadre de la sécurité à assurer aux pays invités au sommet de l’UA.
Sous la pression des défenseurs des droits de l'homme, l'UNESCO avait suspendu l'attribution du Prix Obiang Nguema, un prix visant à récompenser des travaux scientifiques qui se sont traduits par « une amélioration de la qualité de la vie humaine. »