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Focus sur l'Afrique

Unsicherheit und Verwirrung an der Elfenbeinküste

COTE D'IVOIRE: l'incertitude et la confusionDepuis Décembre 2010, la Côte d'Ivoire est dans une crise après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître l'élection du président Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale et ensuite de quitter le pouvoir. Parmi les nombreuses parties qui sont intervenus dans la crise sont l'ONU et la CEDEAO, qui a donné un ultimatum à Gbagbo à quitter le 24 Mars. Gbagbo a ignoré cet ultimatum.

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COTE D'IVOIRE: l'incertitude et la confusion

La France, qui a plus de 13000 expatriés vivant à Abidjan, a déclaré qu'il avait autorisé ses forces, nom de code Licorne, à combattre aux côtés des forces de l'ONU de façon à neutraliser les hommes lourdement armés de Gbagbo et de protéger les civils.

Depuis Décembre 2010, la Côte d'Ivoire est dans une crise après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître l'élection du président Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale et ensuite de quitter le pouvoir. Parmi les nombreuses parties qui sont intervenus dans la crise sont l'ONU et la CEDEAO, qui a donné un ultimatum à Gbagbo à quitter le 24 Mars. Gbagbo a ignoré cet ultimatum, ce qui a conduit à des attaques contre ses forces à la fois par les casques et les forces loyales au camp d’Ouattara. Le tournant s'est produit le 4 avril, alors que quatre hélicoptères français ont attaqué la résidence de Gbagbo.

Selon l'Elysée, l'intervention par les forces françaises est aussi une réponse à une demande par le Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki Moon, dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy conformément à la résolution de 1975 du conseil de sécurité des Nations Unies, qui autorise les autres pays membres d’intervenir et «d'utiliser des moyens nécessaires pour empêcher l'utilisation d'armes lourdes contre des civils». Les attaques sont donc officiellement destinées à protéger les civils plutôt que de renverser Gbagbo.

Plus tard dans l'après-midi, Barack Obama a appelé Laurent Gbagbo de démissionner immédiatement. Il a également exprimé son soutien à l'intervention des forces des Nations Unies alors que la Russie en doute l'intervention des casques bleus à Abidjan et a appelé à une réunion urgente pour discuter de la question.

François Fillon, le Premier ministre français, a déclaré que Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara avait parlé au téléphone et que le président français avait voulu qu'un gouvernement d'unité nationale soit formé pour réconcilier le peuple de la Côte d'Ivoire. François Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, a annoncé que ce n'était pas le souhait de la France et ses forces militaires de rester sur place après la crise, mais que sa présence serait d'accompagner la reprise économique du pays.

Les forces françaises, Licorne, et les forces de l'ONU en Côte d'Ivoire ont ouvert le feu sur les FDS, le groupe allié à Laurent Gbagbo. En attendant, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire, fidèles au rival de Gbagbo ont effectué leur assaut final sur Abidjan et ont envoyé des centaines d'hommes lourdement armés à la périphérie de la partie nord de la ville.

Selon les forces de l'ONU, le Général Philippe Mangou, le chef du FDS fidèles à Gbagbo, avait demandé à ses hommes de remettre ses armes à l'ONU-forces et de se placer sous leur protection.

Mercredi soir, les forces fidèles à Ouattara ont tenté d'attaquer la résidence de Gbagbo afin d'éliminer la résistance physique mais ont malheureusement rencontré des gardes de M. Gbagbo qui les ont repoussés.

La communauté ivoirienne à Paris en désaccord sur l'intervention de la France et forces de l'ONU

A Paris, la communauté ivoirienne est divisée sur l'intervention par les Français dans la crise dans leur pays. Plusieurs membres de la communauté ivoirienne assemblés mardi sur le boulevard Barbès afin d'évoquer les derniers événements dans leur pays. Les bombardements par l'armée française et l'ONU, les négociations sur le départ de Gbagbo et le dernier assaut de ce qu'ils appellent affectueusement «l'espoir Alassane»

«C'est comme un match de football, avec un gagnant et un perdant, et que ce fut le cas ici» dit un jeune homme. Bien que la plupart des Ivoiriens soutiennent Ouattara, il y a un petit groupe qui soutient Gbagbo comme cet homme de cinquante ans qui a la photo Gbagbo sur son mur et une lettre de son frère en Côte d'Ivoire qui se lit, «Avec Gbagbo, l'Ouest avait son pied dans le pays. Si Ouattara devient président, il aura les pieds, les mains et même la tête sur nous ».

Même si de nombreux Ivoiriens soutiennent Ouattara, beaucoup ne sont pas d'accord avec la façon dont les forces de l'ONU et en particulier la façon dont la France est intervenue. Un jeune Ivoirien a été cité disant que lorsque la France a des problèmes, le peuple ivoirien ne débarquent pas armées pour l'aider à résoudre ses problèmes, alors pourquoi la vice-versa?

La peur des attaques sur les ressortissants français à Abidjan et appelle à des manifestations de rue

Certains Ivoiriens prévoient une répétition de ce qui s'est passé pendant la crise de 2004 et l'attaque des ressortissants français vivant à Abidjan. Les ivoiriens à Paris ont été appelés à se réunir à différents points de la ville, afin de manifester contre les bombardements à Abidjan par l'armée française. Un groupe qui soutient Gbagbo et qui avait organisée une réunion sur les Champs Elysées par face book sur leur page sur Face book se lisait: «La France continue de bombarder et de tuer des gens, nous allons nous mobiliser»

Le départ de Gbagbo est sur la bonne voie

Selon Henri Guiano, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, la communauté internationale est en train d'obtenir le départ de Gbagbo. Le Reuters a signalé que le départ était prévu pour la première partie du 5 avril. Ce fut toutefois rejeté par l'ONU et le gouvernement français.

Qu'est-ce que Gbagbo veut?

Le 5 avril reste connu comme la date qui a vu le départ de Gbagbo après des mois de combats et des tensions en Côte d'Ivoire. La journée a été marquée par des déclarations et dénégations à tour de rôle par les différents acteurs concernés.

Toujours enfermé dans sa résidence privée, Laurent Gbagbo tient des réunions face à face pour négocier son départ dans les conditions prévues par l'ONU qui reconnaît Ouattara que le président élu avec la France agissant en tant qu'intermédiaire entre le camp de Gbagbo et de Ouattara.

Laurent Gbagbo était prêt à démissionner seulement pour le sien, d'apparaître sur un programme télévisé RCI clair et de dire qu'il n'était pas prêt à signer le document. Selon Paris, le document qu'il devait signer était d'indiquer qu'il se retirait et reconnaissant Alassane Ouattara que le président de la Côte d'Ivoire.

Alassane Ouattara avec ses créanciers

Laurent Gbagbo toujours retranché dans son bunker à Abidjan a refusé de reconnaître l'élection de son adversaire, Alassane Ouattara. À moins d'un revirement spectaculaire, Ouattara, celui qui les Ivoiriens ont élu président de la Côte d'Ivoire et reconnu par la communauté internationale prendra bientôt les rênes du pouvoir, ce qu'il a attendu de faire depuis si longtemps.

Ses compagnons de lutte

Le premier sur la liste des voyageurs sont ses partisans qui ont bravé le harcèlement, l’intimidation, l'exclusion, l'emprisonnement, la torture et même la mort, mais qui n'ont jamais douté de lui. Ce sont des compagnons les plus fidèles et constants, et une grande majorité étant du Nord de la Côte d'Ivoire. Il est indéniable qu’Ouattara ne serait jamais arrivé au pouvoir sans le soutien indéfectible de tous ces gens, dont beaucoup ont effectivement subi le martyre sous Bédié, Guei et le régime de Gbagbo. A juste titre, ils auront besoin du nouveau chef d'état ou de leur récompense de leur part. Et on ne peut pas critiquer Ouattara s'il leur donne des postes importants dans le gouvernement.

Mais, ce faisant, il doit garder à l'esprit qu'il court le risque d'être accusé de mettre en place un gouvernement ethnocentrique. Il est pour cela que ses prédécesseurs, Gbagbo et Bédié, avait été fortement critiqué. Les murmures ont été entendus à Abidjan quand il a commencé à nommer son premier ambassadeur au monde. Les quatre premiers qu'il avait envoyés en Janvier 2011 à Paris, Washington, Londres et l'ONU étaient tous issus du Nord. Posé cette question, un de ses proches a déclaré que le chef de l'Etat n'avait pas le choix, car en dehors de Ally Coulibaly, nommé ambassadeur à Paris et qui est un ancien journaliste, ce sont les premiers ambassadeurs professionnels qui s'était déplacé à côté de lui, et il était évident qu'il rééquilibrerait les choses lorsque la situation se seront normalisées.

Henri Konan Bédié, rallié avec sa base électorale

Le deuxième créancier d'Ouattara qui réclamera son dû sera Bédié, ancien chef d'Etat. Si le successeur de Félix Houphouët-Boigny était l'inventeur du concept de l'identité ivoirienne, avec l'objectif d'empêcher Alassane Ouattara de ne jamais devenir le Président de la Côte d'Ivoire, sous le règne de Laurent Gbagbo, il a réconcilié avec son ancien ennemi, et Ouattara le doit sans doute pour avoir travaillé dur pendant les campagnes électorales précédentes. Le 15 Novembre 2010, dans la résidence d'Houphouët-Boigny à Yamoussoukro, Bédié a solennellement appelé ses partisans, qui se compose principalement de membres du groupe ethnique Baoulé, le plus important numériquement, de voter pour Ouattara. Il avait promis en retour de nommer le Premier ministre du parti de Bédié, le PDCI-RDA (Parti démocratique de Côte d'Ivoire et le Rassemblement démocratique de Côte d'Ivoire).

Tous les observateurs ont noté que Bédié a fait beaucoup de mobilisation lors de la campagne de Ouattara plus que lors du premier tour de ses propres campagnes. Les deux hommes ont été vus posant sur les affiches de campagne d’Ouattara, Bédié, debout, la main sur l'épaule d'un Ouattara assis. Le message a été compris par les partisans de Bédié: voter Ouattara égal voter Bédié, et en effet ils ont voté en masse pour Ouattara, au grand dam de Laurent Gbagbo. Nul ne peut nier que sans le vote de l'ethnie Baulé, Ouattara n’aurait pas été élu.

Plus de 1500 civiles ont été tué et plus d’un million d’Ivoiriens ont fuit aux pays voisin depuis le début du conflit après les élections du 28 novembre. Il y a eu des cas de viol, de torture, l’assassinat et la disparition des personnes.

Parmi les événements les plus marquant lors de ces violences sont la date de l’annonce des résultats de l’élection le 3 décembre, les manifestations du 16 décembre et les affrontements du 11 et 12 janvier entre la police et les civiles à Abidjan.

La Cour pénale internationale (CPI) veut faire la lumière sur la violence en Côte d'Ivoire

La CPI a déjà envoyé ses observateurs à la Côte d'Ivoire et est en attente de rapports afin d'entreprendre des investigations sur la violence dans le pays.

Sans préciser les suspects d'être accusés, Louis Moreno Ocampo, le procureur de la CPI, a déclaré qu'il était préoccupé par des atrocités commises en Côte d'Ivoire en particulier dans la région occidentale du pays. Il a ajouté que les discussions avec les Etats membres étaient en cours pour obtenir leur appui.

La Côte d'Ivoire n'est pas signataire du traité de la CPI, mais a reconnu son pouvoir par courrier et c'est ce qui a ralenti les efforts pour Moreno, il doit demander la permission des juges et aussi à obtenir l'appui de diplomates. En 2003, c’était Gbagbo qui avait pris l'initiative et maintenant c’est son adversaire qui a reconnu en Novembre 2010 son pouvoir par écrit.

LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE

La situation en Côte d'Ivoire demeure incertaine en particulier a propos des questions constitutionnelles. Ouattara devra faire de son mieux pour réconcilier le peuple ivoirien, de proposer des reformes dans l'intérêt national, en ce qui concerne des reformes au plan politique, économique et constitutionnel. Ceci exigera la participation du peuple ivoirien dans son ensemble, sans exclure l'opposition tout en comptant sur l'appui de la communauté internationale.

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