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Comptes-rendus d'événement

Quel avenir pour la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire ? Retour sur le Symposium

par Louisa Mendoza, Dr. Théodore Golli, O. Kevin Anvo

À Abidjan, acteurs politiques, experts électoraux et étudiants ont échangé sur les défis et perspectives de la réforme de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire

Les 24 et 25 septembre 2026, la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS), en partenariat avec le Centre de Recherche et d’Action pour la Paix (CERAP), a organisé à Abidjan un symposium consacré à la réforme de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire. Pendant deux jours, acteurs politiques, représentants de la société civile, experts électoraux et étudiants ont débattu des enjeux liés à l’organe de gestion des élections, à la confiance dans le processus électoral, à la participation des femmes et des jeunes ainsi qu’au règlement des contentieux électoraux. Les discussions ont débouché sur plusieurs recommandations destinées à alimenter le processus de réforme en cours.

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Les 24 et 25 septembre 2026, la KAS, en partenariat avec le CERAP, a organisé à Abidjan un symposium consacré à la réforme de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire. Cette rencontre a réuni des acteurs politiques, des représentants de la société civile, des chercheurs, des experts électoraux ainsi que des étudiants autour d’une réflexion commune sur les perspectives d’évolution du système de gouvernance électorale ivoirien.

Les travaux ont débuté par une conférence inaugurale du Professeur Henri Bah sur le thème « Gouvernance électorale et consolidation démocratique en Côte d’Ivoire : quels enjeux et quelles perspectives de réforme institutionnelle ? ». Cette intervention a permis de poser le cadre général des réflexions en mettant en lumière les principaux défis entourant la gouvernance électorale ainsi que les enjeux liés à la confiance des citoyens dans le processus démocratique.

La première journée s’est poursuivie à travers plusieurs panels consacrés aux questions clés de la réforme électorale. Les échanges ont notamment porté sur les conditions nécessaires à l’émergence d’un modèle de gouvernance électorale capable de garantir l’indépendance, la crédibilité et l’efficacité des institutions en charge des élections. Les participants ont également débattu des mécanismes susceptibles de renforcer la confiance entre les acteurs politiques, les institutions électorales et les citoyens, condition essentielle à la légitimité du processus électoral.

Une attention particulière a par ailleurs été accordée à la participation politique des femmes et des jeunes. Les discussions ont permis d’analyser les obstacles qui limitent encore leur représentation dans les espaces de décision ainsi que les mesures pouvant favoriser une participation plus inclusive à la vie politique et publique.

La deuxième journée a été consacrée à des ateliers thématiques en groupes restreints, favorisant des échanges approfondis et interactifs entre les participants. Les travaux ont porté sur plusieurs dimensions de la réforme en cours, notamment la composition et les modalités de désignation des responsables du futur organe de gestion des élections, les garanties nécessaires à son autonomie, la qualité de la liste électorale ainsi que les mécanismes de prévention et de règlement des contentieux électoraux. Les participants ont également souligné l’importance de l’éducation civique dans le renforcement de la participation citoyenne et de la confiance envers les institutions démocratiques.

Les ateliers ont permis aux différentes parties prenantes de confronter leurs analyses et leurs expériences, tout en formulant des recommandations concrètes destinées à alimenter la réflexion sur la réforme de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire. Les discussions ont mis en évidence plusieurs pistes de convergence, tout en illustrant la diversité des attentes et des perspectives des acteurs impliqués dans le processus.

Le symposium a également bénéficié des contributions de plusieurs experts et personnalités, parmi lesquels M. Gilles Yabi, Directeur exécutif du West Africa THink Tank (WATHI), M. Éric Semien, Président de l’Observatoire Ivoirien des Droits de l’Homme (OIDH), Dr Arsène Nene Bi, Secrétaire exécutif de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) en Côte d’Ivoire et Dr Koffi Marius N’Dri, Inspecteur des services parlementaires. Des représentants du Parti démocratique de Côte d'Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), du Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), de l’Alternative Démocratique en Côte d'Ivoire (ADCI), du Haut Conseil Électoral (HCE), de l’Association des Femmes Juristes, du Centre d'Études sur le Féminisme et le Développement du Potentiel Humain (AHOU) et du Conseil National des Jeunes de Côte d'Ivoire (CNJCI) ont également pris part aux échanges.

Le symposium a été officiellement clôturé par M. Arsène B. Bado, Directeur du CERAP et Dr Stefanie Brinkel, Directrice du Programme régional « Dialogue politique en Afrique de l’Ouest » de la KAS, qui ont salué la qualité des discussions et l’engagement des participants tout au long des travaux.

À travers cette initiative, la KAS et le CERAP ont souhaité offrir un espace de dialogue pluraliste permettant aux différents acteurs concernés d’échanger sur l’avenir de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire. Alors que le pays poursuit sa réflexion sur les réformes institutionnelles à venir, les analyses et recommandations formulées lors du symposium constituent une contribution aux débats visant à renforcer la confiance dans le processus électoral et à consolider les acquis démocratiques du pays.

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