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Titre unique

A qui ira le dernier ventilateur?

de Katja Gelinsky

Entretien avec le Professeur Christian Jung et le Professeur Bertrand Guidet

Un dialogue franco-allemand sur l'allocation des ressources en réanimation à l'ère de la COVID-19.

En dehors de situation de crise sanitaire, la médecine intensive et la réanimation ne suscitent guère l'intérêt du grand public. Avec la pandémie de COVID-19, les choses ont changé. L'épidémie a fait peser une pression considérable sur les systèmes de santé en général, et sur les services de réanimation en particulier. Des tensions sont apparues lorsqu’il s’agissait de prendre des décisions de priorisation d’accès aux services de réanimation, soulevant au passage des questions cruciales : que faire si le nombre de patients COVID-19 dans un état critique dépasse la capacité disponible en Réanimation ? Quels critères appliquer pour décider qui admettre en Réanimation – et qui ne pas admettre ? De quel type de conseils ont besoin les médecins, les patients et leurs familles, et de quelles recommandations disposent-ils pour s'orienter ?

Deux médecins réanimateurs, le professeur allemand Christian Jung et le professeur français Bertrand Guidet, parlent de leur vécu dans le cadre de la COVID-19 et des enseignements que nous devons tirer de cette pandémie pour la réanimation. Leur conclusion provisoire est qu’il faut un grand débat public sur les critères de priorisation des malades, et le choix doit au final s'appuyer sur une validation démocratique.

En outre, pour les praticiens comme pour les patients et leurs familles, il est essentiel de créer une confiance dans le système juridique qui guide et soutient la prise de décision dans ces situations extrêmes. Il faut donc engager au plus vite un vaste débat public sur des sujets tels que les droits individuels des patients, la solidarité, la justice dans l'accès aux soins et l'efficacité du système de santé, mais il faut aussi débattre de la tension entre une approche égalitaire et une approche utilitaire de l’accès aux services de réanimation. "Ces questions sont trop importantes dans nos sociétés pour qu'on s'en remette uniquement aux professionnels de santé.”

Lisez notre interview complète ici en PDF.​​​​​​​

 

 

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